Une question importante pour l’enseignement de l’histoire au primaire mobilise les énergies d’un nombre croissant de didacticiens depuis plusieurs années. Il s’agit de la nature de la pensée historique et de la possibilité d’enseigner aux enfants les modes de collecte et de traitement de l’information qui lui sont propres : poser des problèmes sociaux actuels, en chercher les causes et en débattre rationnellement, aller à la source pour établir les faits, les/se situer dans le temps (Wineburg, 2001). (Lire la suite…)
Pour certains, enseigner à une classe multiprogramme est un plaisir qu’ils choisissent de renouveler chaque année. Pour d’autres, c’est une situation nouvelle, une surprise, qui arrive tardivement en août quand une classe leur est attribuée. Dans certaines écoles, les classes multiprogrammes font partie de la structure depuis longtemps alors que dans d’autres écoles, c’est une baisse de la population scolaire qui mène à leur création. S’il n’y a pas de profil unique pour la classe multiprogramme, une chose est sûre : dans chacune de ces classes, il faudra amener les élèves à développer leurs compétences du domaine de l’univers social et, idéalement, tirer avantage de la cohabitation d’élèves de différentes classes. Mais comment le faire sans que cela devienne un casse-tête? Comment, avec un programme de Géographie, histoire et éducation à la citoyenneté (GHEC) qui est structuré selon une approche chronologique, planifier une année en univers social pour une classe multiprogramme? (Lire la suite…)
Les étudiants sont assis, ils ont déjà placé une feuille sur leur table, un stylo en main. Premier cours de didactique des sciences humaines au primaire, oui, « sciences humaines » car les titres des cours n’ont pas changé depuis « la réforme ». Je note au tableau la question suivante : « Qu’est-ce que l’univers social? » (Lire la suite…)