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	<title>EnseignementPrimaire.ca &#187; Mathématiques, sciences &amp; technologies</title>
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	<description>Le blogue de l&#039;enseignement primaire</description>
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		<title>Mon coeur d’enfant</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Nov 2009 14:10:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>YannickDupont</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mathématiques, sciences & technologies]]></category>

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		<description><![CDATA[Il fut un jour où j’étais petit. Il fut un jour où vous aussi étiez jeunes garçons ou jeunes filles. À cette époque, je m’amusais avec des figurines, des jeux de construction et une bonne dose d’imagination. Un de mes jeux préférés était mes LEGO, avec lesquels je pouvais faire ce que je voulais. Je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il fut un jour où j’étais petit. Il fut un jour où vous aussi étiez jeunes garçons ou jeunes filles. À cette époque, je m’amusais avec des figurines, des jeux de construction et une bonne dose d’imagination. Un de mes jeux préférés était mes LEGO, avec lesquels je pouvais faire ce que je voulais. Je nourrissais mon cœur d’enfant de fabuleuses histoires : j’étais pilote d’avion, aventurier à la recherche de trésors, ou même le plus grand inventeur du monde. La limite de mon imagination dépassait, et de loin, les possibilités de mes jeux d’enfant.  <span id="more-163"></span></p>
<p>La robotique pédagogique, dont la trousse LEGO NXT, est l’un de ces jeux que j’aurais aimé connaître. Je me serais amusé à assembler les pièces, à suivre les plans et ajouter plein de morceaux par la suite. J’aurais voulu faire des machines qui bougent, des robots qui marchent et qui volent. Si j’avais connu ce qu’était un ordinateur, que j’aurais pu contrôler ma création en la programmant et ainsi concrétiser mes fabuleuses histoires, j’aurai été fou&#8230; comme un robot!</p>
<p>De jeunes comme moi, heureusement, les écoles en regorgent. On les retrouve dans les salles de classe mais trop souvent aussi dans le corridor ou ailleurs! J’ai une certitude cependant : s’il y avait eu de la robotique le lundi matin ou en fin d’après-midi le vendredi, je me serais empressé de me rendre à mes cours. La motivation est reliée à la qualité des relations vécues à l’école et au type de projets qui y sont développés. Nul doute que la robotique touche à ces deux aspects de la motivation scolaire.</p>
<p>Nous avons entre les mains, vous et moi, enseignants et enseignantes, un outil pédagogique impressionnant et tellement motivant pour les jeunes d’aujourd’hui.</p>
<p>Assurément, cet outil permet l’intégration de plusieurs matières qui stimulent les garçons et passionnent les filles tout autant. En tant que pédagogues, nous devrions peut-être nous y attarder davantage. <strong>Nos apprenants sont friands de nouvelles technologies et la robotique répond à nos intentions pédagogiques ainsi qu’à leurs besoins kinesthésiques. Tout le monde y trouve son compte! </strong></p>
<p>La robotique pédagogique exige un peu de gymnastique en classe. Il ne faut pas avoir peur de la gestion de matériel, d’aller au laboratoire d’informatique et de voir toute sa classe en action. Une fois cette étape surmontée, notre regard d’enseignant observe tout de suite que l’investissement de temps et d’efforts en vaut la peine. Les mathématiques, si nous planifions correctement nos projets, sont constamment sollicitées et mises en pratique. Il en est de même pour plusieurs notions de science et de technologie. L’élève est mis en action; il développe ses compétences de résolution de problèmes et de communication. Les défis posés par la robotique sont des prétextes pédagogiques pour intégrer d’autres matières à ce projet. En demandant aux élèves de concevoir un journal de bord, une page Web ou une présentation sur l’ordinateur, ils travaillent leur compétence de communication (ou tout simplement leur langue maternelle). La tâche est contextualisée, motivante et suffisamment complexe pour induire des apprentissages.</p>
<p>Il arrive ensuite un temps où l’on souhaite que notre projet de robotique prenne réellement son envol. On peut alors se tourner vers les organisateurs d’une compétition de robotique. J’ai eu l’occasion de vivre cette expérience cette année lors de la compétition Zone01 (www.zone01.ca) qui s’est déroulée à Laval au mois d’avril 2009. Cet organisme à but non lucratif a pour but d’organiser les compétitions de robotique dans la région de Montréal, Laval-Laurentides-Lanaudière. Les cofondateurs de l’organisme, messieurs Frank De Luca et moi-même, avons adoré notre expérience et préparons déjà l’édition 2010.</p>
<p>Cette année, cinq défis reliés à la thématique des Jeux Olympiques ont été proposés aux élèves du primaire et du secondaire. Les défis étaient variés et accessibles à tous à condition d’y mettre des efforts et de bien s’y préparer en suivant les conseils des organisateurs. Les élèves pouvaient participer au combat de Sumo, à la course à relais, au slalom, à la navigation et, finalement, au très populaire lancer du poids.</p>
<p>Chacun de ces défis comportaient des éléments didactiques appréciables, dont les détails sont énumérés dans le tableau ci-dessous.</p>
<p><img src="http://www.enseignementprimaire.ca/wp-content/uploads/2009/10/tableau-sciences.jpg" alt="" width="854" height="923" /></p>
<h2><strong>Comment bien préparer sa classe à<br />
participer à une compétition de<br />
robotique? Facile!</strong></h2>
<p>Il faut suivre et comprendre quelques étapes importantes :</p>
<ul>
<li>Inscrire vos élèves à la compétition avant la date limite! (équipes de 2 à 4 élèves) Dans le cas de Zone01, tout est réalisé à partir du site Web.</li>
<li>Prendre connaissance des défis et des règlements qui s’y rattachent. Vous éviterez alors disqualification, déception, démotivation et tous ces « tion » auxquels nous ne pensons pas lors de l’inscription.</li>
<li>Pratiquer les défis en classe, préalablement à la compétition, avec vos équipes. Pourquoi ne pas organiser une compétition locale dans votre école? Si vous éprouvez des difficultés avec les défis, sachez que vous pouvez recourir à nos différentes ressources. Finalement, n’hésitez pas à communiquer avec les organisateurs, ou même avec les conseillers pédagogiques de votre commission scolaire, ils seront en mesure de vous aider ou de vous référer aux bonnes ressources.</li>
<li> Préparer vos participants et tout le matériel nécessaire pour être fins prêts le matin de la compétition.</li>
</ul>
<p>L’enfant qui est toujours en moi a rencontré 50 autres de ces petits (et petites!) « patenteux » lors de cette fin de semaine euphorique de robotique le printemps dernier. J’étais plus qu’heureux d’avoir participé à cette rencontre, où parents, enseignants et élèves se sont rencontrés et où les élèves étaient à l’honneur. Au delà du jeu, ce sont les rencontres humaines qui rendent cette histoire si formidable&#8230; et qui transforment les fabuleuses histoires d’enfance en réalité!</p>
<p>Alors, serez-vous de la fête l’an prochain?</p>
<p>Passez nous voir à : www.zone01.ca.</p>
<p><strong>Photographies </strong>: www.zone01.ca</p>
<p>Yannick Dupont<br />
Conseiller pédagogique en<br />
science et technologie à Laval<br />
Co-fondateur de l’OSBL Zone01<br />
www.zone01.ca<br />
<a href="mailto: ydupont@cslaval.qc.ca">ydupont@cslaval.qc.ca</a><br />
<a href="mailto: yannick.dupont@zone01.ca">yannick.dupont@zone01.ca</a></p>
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		<title>Réduire la portée négative  des stéréotypes de genre en mathématiques et en français</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Oct 2009 20:48:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>IsabellePlante</dc:creator>
				<category><![CDATA[Compétences transversales]]></category>
		<category><![CDATA[Langues]]></category>
		<category><![CDATA[Mathématiques, sciences & technologies]]></category>

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		<description><![CDATA[Jusqu’à tout récemment, les mathématiques étaient généralement conçues comme une discipline qui convient mieux aux garçons qu’aux filles (Chatard, Guimond et Selimbegovic, 2007; Guimond et Roussel, 2001). Or, les résultats d’une étude que nous avons menée auprès d’élèves du primaire et du secondaire québécois (voir Plante, Théorêt et Favreau, soumis), ont montré que ces stéréotypes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Jusqu’à tout récemment, les mathématiques étaient généralement conçues comme une discipline qui convient mieux aux garçons qu’aux filles (Chatard, Guimond et Selimbegovic, 2007; Guimond et Roussel, 2001). Or, les résultats d’une étude que nous avons menée auprès d’élèves du primaire et du secondaire québécois (voir Plante, Théorêt et Favreau, soumis), ont montré que ces stéréotypes semblent s’être modifiés au cours des dernières années.<span id="more-88"></span></p>
<p>En effet, les stéréotypes traditionnels qui favorisent les garçons en mathématiques tendent à laisser place à des stéréotypes inverses, qui véhiculent que les mathématiques consistent en un domaine plus féminin que masculin.  Par ailleurs, bien que peu d’études empiriques aient été menées à cet effet, un autre stéréotype largement répandu dans les milieux scolaires stipule que les langues conviennent davantage aux filles qu’aux garçons. Notre étude a d’ailleurs confirmé que les élèves québécois entretiennent fortement la croyance selon laquelle le français est une discipline à caractère plus féminin que masculin (voir Plante et al., soumis).  L’interprétation de nos résultats  En somme, les élèves québécois tendent à croire que les mathématiques et le français, les deux matières de base du système scolaire, conviennent mieux aux filles qu’aux garçons. Bien que notre étude n’ait pas permis de vérifier cette hypothèse, il est possible de croire que ces résultats reflètent la tendance des élèves à concevoir que l’école, de manière générale, convient davantage aux filles qu’aux garçons. En outre, de récentes statistiques indiquent que les garçons sont beaucoup plus nombreux que les filles à abandonner l’école avant d’avoir obtenu leur diplôme d’études secondaires et qu’ils sont moins enclins que les filles à entreprendre des études universitaires (Ministère de l’Éducation, du Loisir et des Sports (MELS), 2008). Les stéréotypes de genre en faveur des filles que les élèves entretiennent viendraient donc perpétuer l’idée selon laquelle les filles sont plus aptes à réussir dans les différentes matières scolaires, dont font partie les mathématiques et le français.</p>
<p>Comment les enseignants peuvent-ils intervenir sur les stéréotypes des élèves?</p>
<p>À la lumière de nos résultats, l’intervention visant à réduire la portée négative des stéréotypes de genre sur la réussite des élèves, et plus particulièrement celle des garçons en français, où les stéréotypes favorisant les filles sont particulièrement saillants, apparaît primordiale. Pour ce faire, nous proposons trois suggestions destinées aux enseignants.</p>
<h4>1 Démystifier les stéréotypes de genre à l’égard des matières scolaires</h4>
<p>Les enseignants sont parmi les agents sociaux que les élèves côtoient le plus et, surtout au primaire, ils exercent une influence accrue sur eux (Aronson et Steele, 2005). Ainsi, le fait de mentionner ouvertement aux élèves que les différentes matières scolaires conviennent, à priori, tout aussi bien aux garçons qu’aux filles, peut contribuer à réduire les conceptions stéréotypées que les élèves entretiennent. Parallèlement, les enseignants peuvent intervenir sur les conceptions des élèves à propos de la réussite scolaire, en les incitant notamment à attribuer leurs succès à des sources internes sur lesquelles ils exercent du contrôle, telles l’effort ou des stratégies d’apprentissage efficaces, plutôt qu’à des sources externes incontrôlables, telles le sexe ou la direction des stéréotypes répandus. En outre, l’attribution du succès à une source interne et contrôlable est reconnue lorsqu’il s’agit de favoriser l’engagement et la persévérance scolaires et mener au succès</p>
<p>(Stipek, 2002).</p>
<h4>2 Valoriser le français aux yeux des garçons</h4>
<p>Considérant la nature transversale du français (MELS, 2006), d’une part, et la force des stéréotypes en faveur des filles en français que les élèves entretiennent, d’autre part, il apparaît primordial d’amener les garçons à valoriser davantage le français. Pour ce faire, leur faire voir le sens et l’utilité des apprentissages réalisés en français constitue une avenue pertinente. Ainsi, un enseignant pourrait amener les élèves à identifier en quoi le français occupe une place importante dans une multitude de métiers, même lorsqu’ils sont en apparence peu liés au français. Par exemple, malgré le fait que les élèves puissent douter de l’utilité du français pour un mécanicien, les amener à constater qu’un mécanicien sera amené à formuler par écrit des recommandations à ses clients ou à lire des documents en vue de mieux comprendre le fonctionnement de certaines composantes mécaniques est susceptible de susciter leur engagement dans les tâches scolaires relatives au français.</p>
<p>Une seconde piste d’intervention susceptible de solliciter l’engagement des garçons en français consiste à leur présenter différents modèles masculins œuvrant dans des disciplines liées au français. En outre, malgré la force des stéréotypes de genre favorisant les filles en français, la représentation masculine dans divers corps de métier qui sont directement en lien avec le français, tels le journalisme ou les auteurs de bandes dessinées, est incontestablement opportune.</p>
<h4>3 Faire prendre conscience aux élèves de leurs intérêts scolaires personnels</h4>
<p>Chaque individu possède des forces et des limites, de même que des intérêts personnels. Afin de favoriser le développement du plein potentiel de chaque élève, les enseignants peuvent donc encourager les élèves à prendre conscience des matières dans lesquelles ils ont plus de facilité et de leurs matières préférées. Une telle prise de conscience est susceptible de réduire la portée potentiellement négative des stéréotypes de genre à l’égard des matières scolaires en amenant les élèves à se détacher des conceptions sociales stéréotypées. En effet, peu importe que des stéréotypes de genre véhiculent que les filles ou les garçons sont favorisés en français et en mathématiques, l’impact de ces croyances sur le comportement des élèves risque d’être considérablement réduit si les élèves ne s’en servent pas comme base pour effectuer leur choix de carrière ou pour évaluer leur potentiel à l’égard de ces matières scolaires.</p>
<h3>Conclusion</h3>
<p>En résumé, nos recherches nous ont permis de constater que les élèves du primaire et du secondaire entretiennent généralement des stéréotypes qui favorisent les filles en français comme en mathématiques. Les suggestions proposées dans le cadre de cet article sont à même de procurer aux enseignants des pistes d’intervention en vue d’en modérer la portée négative sur la réussite scolaire. L’intervention afin de limiter l’impact négatif des stéréotypes de genre à l’école pourrait contribuer à réduire l’écart de réussite scolaire entre les garçons et les filles et ainsi favoriser la réussite de tous les élèves.</p>
<h3>Références</h3>
<p>Aronson, J. &amp; Steele, C. M. (2005). Stereotypes and the fragility of academic competence, motivation and self-concept. In : Elliot, A. J. &amp; Dweck, C. S. (Eds.) Handbook of competence and motivation (pp. 436-456). New York : Guilford.</p>
<p>Chatard, A., Guimond, S. &amp; Selimbegovic, L. (2007). “How good are you in math?” The effect of gender stereotypes on students’ recollection of their school marks. Journal of Experimental Social Psychology, 43, 1017-1024.</p>
<p>Guimond, S. &amp; Roussell, L. (2001). Bragging about one’s school grades : gender stereotyping and student’s perception of their abilities in science, mathematics, and language. Social Psychology of Education, 4, 275-293.</p>
<p>Ministère de l’Éducation, du Loisir et des Sports (2008). Indicateurs de l’éducation – Édition 2008. Québec : Gouvernement du Québec.</p>
<p>Ministère de l’Éducation du Québec (2006).</p>
<p>Programme de formation à l’école québécoise.</p>
<p>Québec : Gouvernement du Québec.</p>
<p>Plante, I., Théorêt, M. et Favreau, E. O. (soumis). Students’ gender stereotypes : Contrasting the perceived maleness and femaleness of mathematics and language. Educational Psychology.</p>
<p>Stipek, D. J. (2002). Motivation to learn : integrating theory and practice. Boston, MA : Allyn and Bacon.</p>
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