Les écueils auxquels l’enseignant se voit confronté dans son dialogue avec les parents d’un élève en difficulté psychologique sont multiples mais non insurmontables. Y être sensibilisé permet de manœuvrer avec plus d’aisance afin d’atteindre l’objectif recherché : aider l’enfant à améliorer sa qualité de vie scolaire malgré sa vulnérabilité affective. (Lire la suite…)
Le travail auprès des enfants, dans quelque domaine que ce soit, est fait de particularités, voire de subtilités relationnelles, qui échappent à beaucoup d’autres métiers ou professions. Ainsi, que nos visées soient pédagogiques ou thérapeutiques, il nous faut généralement parvenir à nous mettre un peu dans la peau du parent pour pouvoir déployer pleinement notre action professionnelle en présence des élèves dont nous avons la charge. Parmi les obligations qui nous incombent, qu’on soit thérapeute ou enseignant, il y a cette nécessité de créer des alliances et d’établir des réseaux de communication efficients avec les parents qui nous confient leurs enfants. Dès lors, nous sommes imputables des responsabilités inhérentes à notre action professionnelle à l’égard de leurs enfants, d’où l’importance d’une saine collaboration parents/enseignant. (Lire la suite…)
Les devoirs, véritable fenêtre sur l’école… et la maison! C’est en effet bien souvent par ce biais que parents et enseignants peuvent tenter de voir, de comprendre et d’expliquer ce qui se passe quand l’enfant présente des difficultés à l’école. En regardant ce qu’il doit faire comme devoirs le soir à la maison et comment il les fait, les parents se font une idée de ce qui est vu en classe mais aussi de l’intérêt que l’enfant porte à l’école et des moyens qu’il prend pour étudier, moyens qu’on lui a ou non enseignés. En prenant le temps d’en discuter un peu avec lui, les parents peuvent aussi voir de quelle façon leur enfant perçoit son enseignant. Dès lors, ils se font une idée sur les moyens que ce dernier utilise pour gérer sa classe et aider leur enfant à apprendre. (Lire la suite…)
Véronique fait nerveusement tourner son globe terrestre. Il ne reste que trois jours avant la remise des premiers bulletins. Trois jours de sommeil difficile et d’attaques d’urticaires au terme desquels la jeune enseignante devra soutenir leurs regards, interpréter leurs silences, affronter leur attitude, diminuer leurs inquiétudes, ignorer leur ton et combattre la tentation d’enfermer sa tête – ou la leur? – entre les deux moitiés dudit globe terrestre. Car dans trois petites journées, redoutés comme les agents de l’impôt ou la grande Inquisition, ils seront là, dans sa classe : les parents. L’enseignante se demande pourquoi elle n’a pas choisi une profession plus tranquille. Contorsionniste, tiens, ou démineuse dans l’armée canadienne… (Lire la suite…)
Dans la maison de la famille Suffit.
– Écoute Sam, comment tu veux qu’on t’aide si tu oublies ton cahier de devoirs à l’école?
– C’est pas de ma faute, mon prof me l’a pas dit de l’apporter…
– Coudon, il n’a pas compris ton prof qu’avec ton déficit de l’attention, tu as besoin d’un coup de pouce de plus, qu’il faut qu’il vérifie ton sac d’école avant de partir… sinon, on n’a pas de prise à la maison…
Le lendemain à l’école Notre-Dame-du-Bon-Vouloir :
– Encore un devoir pas fait Sam? Il me semble qu’il y a un problème d’encadrement à la maison… il va falloir que je m’assois avec tes parents pour en parler… sinon on ne va pas y arriver… (Lire la suite…)
L’école est d’abord et avant tout un milieu de vie où l’élève passe en moyenne huit heures par jour. Ayant pour mission d’instruire, de socialiser et de qualifier, elle a aussi le devoir de rendre possible la réussite scolaire de tous les élèves. Créer des conditions qui favorisent la participation de l’élève, son engagement et son investissement, autant sur le plan des apprentissages que sur celui de la socialisation, s’avère un défi de taille particulièrement pour les enseignants. De plus, bien que la réussite scolaire soit impensable sans l’engagement de l’élève, elle nous apparaît aussi peu réalisable sans la participation des parents. (Lire la suite…)
La société, notre société québécoise, s’est transformée grandement au cours de la dernière décennie et ces transformations nous obligent à nous questionner. Avons-nous pris les bonnes décisions? Les résultats sont-ils à la hauteur de nos attentes? Ce questionnement peut être douloureux si l’on s’avoue certaines dérives aux lourdes conséquences. (Lire la suite…)
L’enseignante, les parents et le psy se construisent des représentations de l’enfant qui sont complémentaires, mais parfois très contrastées. Nous décrivons ici quelques-unes des représentations et perceptions retrouvées fréquemment, en insistant sur l’importance d’une communication réciproque entre ces différents partenaires. (Lire la suite…)
Un vent de professionnalisation souffle actuellement sur l’enseignement. Ce phénomène n’est sans doute pas sans lien avec la reconnaissance de la complexité de la tâche enseignante et de l’amplification des attentes formulées envers l’école. Pour répondre aux exigences et relever les défis auxquels ils font face, les enseignants doivent de plus en plus faire preuve de nombreuses compétences professionnelles. (Lire la suite…)
Le 6e degré est une étape importante du cursus scolaire de l’élève à Genève, car il marque la fin de l’école primaire et du tronc commun. Les classes hétérogènes laissent ensuite la place à des filières pour les trois années du secondaire inférieur. Ce système de gestion des parcours scolaires à sélection précoce s’apparente au modèle de la « séparation » défini par Mons (2004), même si des passages sont possibles d’une filière à l’autre. (Lire la suite…)